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Affichage des articles du 2018

Ivres paradis, bonheurs héroïques, Boris Cyrulnik, extrait

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Bien sûr ce n'est pas un hasard si, ce matin, je saisis ce livre lu il y a peu, et que naturellement se présente sous mes yeux cet extrait qui prend tout son sens, au vu des événements actuels en France, mais aussi au vu de ce qui, dans le quotidien, agit inlassablement dans les relations humaines... choisir de ne pas attiser le feu qui brûle, choisir de faire naître la flamme qui éclaire, qui vacille mais résiste à l'air du temps, ce temps compté car il lui faudra un jour s'éteindre et elle le sait, la flamme, elle accepte l'ordre des choses, des choses de la vie.  En silence, sans éclat, préserver en soi cet espace de liberté, et ne jamais se soumettre, sans heurt, ni esclandre, ni cri de désespoir, juste désobéir parce que c'est ça, mon choix, ni héroïne, ni martyre, ni suiveuse, ni meneuse ; seule dans mes choix. Ainsi fut fait aussi dans le choix de cette toile de  mon amie Sylvie sans que ce soit le fruit du hasard.
Fran Nuda 

Haïshas d'automne, 2017, 2018, Fran Nuda, video

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Pourquoi  j'aime cette forme courte de poésie japonaise... déjà, je dirais pour son extraordinaire capacité à déplier l'éventail des sens à la lecture, en si peu de mots, et c'est ce que je recherchais : dire beaucoup en peu de mots, en offrant au  lecteur un espace  de libre  interprétation. Le haïku, cette fulgurance qui traverse notre quotidien... Le haïsha, lui,  donne autant de place au haïku qu'il en donne à la photo d'où la nécessité qu'ils ne disent pas la même chose pour faire jaillir une troisième voi(e)(x) qui appartient alors au lecteur... et c'est en cela qu'il me plaît particulièrement... Ces haïshas datent de l'an dernier, pour la plupart, d'autres, de cette année...

Fran Nuda







Quelques haïkus d'hiver... d'avant...


HAÏKU : Ce petit rien du jour, pour le définir en peu de mots comme il le fait lui-même puisqu'il a pour caractéristique de  s'écrire en 17 ou 18 syllabes au maximum - souvent en 5/7/5,  sa forme la…

Paradoxe humain...

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Dans les bois avec Fran Nuda sur toile de Anne Vignau

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Cette toile peinte par Anne Vignau m'a de suite interpellée au point de réveiller des sensations enfouies toujours en moi, sensations éprouvées lors de ma première et unique fugue à l'âge de cinq ans. Parfois à l'aube d'une vie il y a un instant qui décide de tout. Voici celui de mes cinq ans... Sans cette toile, je n'aurais sans doute pas écrit ma promenade à mon tour car ce n'était pas le propos.
Fran Nuda






J'ai cinq ans mais je ne suis pas trop petite... Ils me disent tous toujours ça : '' t'es trop p'tite '' Eh bé ils  vont voir si je suis trop p'tite, je vais aller loin, toute seule, jusque dans la forêt là-bas car là-bas, les arbres, même s'ils sont gigantesques, bé eux, ils ne me disent jamais que je suis trop p'tite. Même qu'ils se penchent un peu pour me regarder, quand maman m'y emmène parfois... Si, si,  ils me regardent, ils me caressent même de leurs petites branches du bas et les trop trop grands, bé e…

Happiness, video de Steve Cutts et texte de Platon

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Que dire ? Bonheur et désir... font-ils bon ménage ? Et où en sommes-nous dans ce cheminement vers le bonheur ? Vers où, vers quoi courons-nous ? Et s'il suffisait de s'asseoir et de regarder les beautés qui nous entourent, les mettre en avant, tout le temps, longtemps... et attendre... enfin plutôt... ne rien attendre... accepter la vie dans tout ce qu'elle nous offre... consentir au monde, comme disait Albert Camus... peut-être est-il là cet HAPPINESS... un cheminement plutôt qu'une course... et prendre conscience de ce qui nous entoure, tout ce que la Nature nous offre sans ne rien demander en retour...

Fran Nuda




Texte de Platon : tonneau plein et tonneau percé (le bonheur) Notre extrait s'ouvre donc sur la parole de Socrate, qui tient la tempérance pour une vertu (alors que, selon Calliclès, elle n'est qu'une impuissance qui ne dit pas son nom). Mais comme Calliclès prétend que la recherche du plaisir doit guider l'homme en tou…

"Quelque part..." de Joëlle Zaccariotto et poème de Fran Nuda

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Qui n'a pas fait ce voyage dans un " quelque part " qui nous transporte dans des sphères ignorées en nous ? Et ne serait-ce pas  le principe premier de tout art ? Je ne  sais pas. A chacun sa réponse, sans doute, car nous sommes là dans des sphères non seulement privées mais très souvent traversées à notre insu... cette porte ouverte au mystère de l'être, au-delà de l'humain voire peut-être du vivant... Mais où suis-je partie, là ? J'ai laissé, dans cet impromptu poétique, couler dans l'instant ce que ce mot me confiait mais revenons à ce  " Quelque part " de Joëlle, une délicieuse aquarelle qu'elle nous offre en partage...
Fran Nuda




Quelque part il y avait quelque chose qui attendait, qui l'attendait mais comment le savoir quand en soi on reste enfermé ?
Quelque part, il y avait quelqu'un qui l'attendait, le regardait mais comment le savoir  quand on refuse d'ouvrir les yeux ?
                                                 …

François CHENG, une voi(e)x dans les ténèbres

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Une amie poète sur FB, Rita, m'a autorisée à faire, à mon tour, circuler ce poème, qu'elle a elle-même reçu d'un ami... faire entendre la voix d'un homme apaisé, conscient des réalités et de la tragédie inhérente à la nature humaine, sans pour autant tomber dans un pathos quelconque, mais, au contraire, nous convier à nous pencher plus avant vers ce que nous foulons avec indifférence et parfois même mépris,  dans l'ignorance de l'essentiel... le souffle originel. Et je le citerai déjà ici : "Car vivre est savoir que tout instant de vie est rayon d'or sur une mer de ténèbres. ."
Fran Nuda



S'abaisser Jusqu'à l'Humus

S’abaisser jusqu’à l’humus où se mêlent
Larmes et rosées, sangs versés
Et source inviolée, où les corps suppliciés
Retrouvent la douce argile,
Humus prêt à recevoir frayeurs et douleurs,
Pour que tout ait une fin et que pourtant
Rien ne soit perdu.

S’abaisser jusqu’à l’humus où se loge
La promesse du souffle originel. Un…

Le doux désir du Deux, Fran Nuda, essai

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'' J’aime les livres de Fran Nuda car ce sont des romans intelligents… toutes ses histoires nous entraînent dans le tourbillon de la vie et nous poussent à réfléchir sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure. A découvrir sans modération et à relire à chaque étape de notre vie, avec un œil nouveau... ''
Sylviane Donnio, auteur aux éditions L'école des Loisirs et Mijade.







Le doux désir du Deux,essai ​ Votre livre est un petit bijou.
C.G. ​ Cet ouvrage est d’un genre totalement différent, un livre où on court sur les mots, sur l’écriture, sur les émotions. Superbement bien écrit… Un livre de poésie en prose… Un vrai coup de cœur… On parle toujours de Coelho et de ses jolies maximes. J’en ai trouvé certaines tout aussi touchantes dans l’œuvre de Fran Nuda… Bravo… S. G ​ Comment rester indifférent à tant de luminosité sur la complexité du couple et de l' humain. L'exercice de haute voltige qui nous renvoie aux cieux, ne peut laisser indifférent.Merci pour votre belle plu…