A nos mères disparues...

 En ce jour qui honore toute mère - à tort ou à raison,  mais ce n'est pas le propos ici -, il est clair que donner la vie en soi reste un privilège, privilège d'ailleurs que certains hommes nous envient. Toutefois, est-ce suffisant pour devenir mère ?  Il semblerait que la maternité dépasse cet acte physiologique et qu'elle rejoigne la paternité, ce chemin difficile  de transmission, semé d'embûches diverses, sachant que les enfants ne nous appartiennent pas mais qu'il nous appartient, en tant que parents et non en tant que géniteurs uniquement, de les conduire sur le chemin de vie jusqu'à ce qu'ils quittent notre main... pour voler enfin de leurs propres ailes...  Puis, un jour, c'est à notre tour de les quitter...  Ainsi va la vie... Et combien ce poème  de Luc Madec et cette photo de Soiz Paris, touchent l'intime de chacun... ce qui les rend on ne peut plus universels... Merci à eux de nous les offrir et c'est ma façon de leur rendre hommage que de les relier ici, sur ce blog,  en ce jour de fête des Mères.

Fran Nuda



 


Ne dis rien
Surtout ne me regarde pas
Tes yeux ne savent pas mentir
Tous sens encore intacts

Ne dis rien
tes mots trébucheraient
Sur la promesse d'une histoire
Trop longue pour être belle

Ne dis rien
Ne laisse pas tes rêves
Se frotter à ma réalité
Mes mains ne te saliront pas

Ne dis rien
Sauve-toi sur la pointe des pieds
Tandis que je ferai semblant
D'avoir la vie devant moi

Extrait de " physiologie d'un frisson " de Luc Madec, éditions Yellow Concept




Photo  et 五行詩 (gogyoshi) de Soiz Paris

Commentaires

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    Voilà : c&#39 est fait.
    MERCI !

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  2. Merci chère Fran ! Cette larme là jamais je ne l'oublierai… Une rose ancienne du jardin fou d'amour... (((*_*))) Soiz

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