L'Esprit du Grand Loup, F. Nuda sur toile de S. Lorimier


 Un texte m'est venu, à la vue de cette toile de Sylvie Lorimier Flamand dont voici le titre : " Promenons-nous dans les bois... ", texte librement inspiré mais il est clair que cette toile m'a effectivement "inspirée "car rentrant d'un salon du livre hier soir, et fatiguée, pas vraiment envie d'écrire  et pourtant, des mots sont venus... je vous laisse découvrir et la toile de Sylvie et le texte issu autant de la toile que de mon esprit...

Fran Nuda





 Site de l'artiste peintre


 

Il sait combien il est la cible de l’homme depuis longtemps et  que ce dernier l’éradiqua entre 1920 et 1940, dans l'indifférence la plus totale puisque la propagande de sa dangerosité avait été répandue jusque dans les histoires pour les enfants. Le loup qui, par nature, a toujours fui l'homme, ne comprend pas cette peur intrinsèque et injustifiée de son espèce... La peur du loup, lui, un animal social et le plus grand des canidés sauvages !

Il était donc, depuis très longtemps,  la cible de cette espèce nouvelle et humaine, arrivée bien après lui, qui s'était immédiatement octroyée le droit de coloniser la terre entière, en éradiquant toute espèce qui contrecarrait ses objectifs ! Ne s'en prenait-elle pas d'ailleurs maintenant à sa propre espèce, le comble pour le loup respectueux de la sienne... De plus en plus, l'homme avait réduit les espaces, détruisant la forêt où la plupart des loups sur terre vivaient.

Désormais, l'Esprit du Grand Loup veille... protégeant cet habitat de son mieux... tentant de montrer le chemin de la raison, de la sagesse à l'homme qui s'agite de plus en plus, sans trop savoir pourquoi ce besoin d'agitation permanente. L'Esprit du Grand Loup s'étonne du peu de regard de l'homme sur l'essentiel : sauvegarder au mieux la diversité et l'équilibre naturel du Vivant dont, lui, le loup, pourtant, aussi, fait partie. Est-ce une forme de dégénérescence de cette espèce colonisatrice, se demandent les chouettes devant cette agitation même nocturne de l'homme qui semble peu heureux malgré cette puissance qu'il développe depuis des siècles.

Les arbres, de leur côté, craignent de plus en plus le regard que l'homme lui porte, lorsqu'il arrive avec ces grosses machines destructrices. Pourtant, lui, l'arbre, sait combien sans lui ce petit homme ne vivrait pas très longtemps et s'étonne de son inconscience, alors que la rumeur court depuis bien longtemps, dans la forêt, que cette espèce venue tardivement sur ce territoire, est l'espèce la plus intelligente, la plus instruite et même, oui, même il paraîtrait qu’elle serait allée sur la lune, et même sur Mars... oui, oui, sur la Lune, pas dans la lune, ça c'est autre chose...

La rumeur va bon train dans la forêt et d'autres disent que l'homme détruirait d'autres espèces animales sans aucun égard, de façon très cruelle, et c'est pourquoi il se cache derrière des murs en béton... il élèverait toutes sortes d'animaux pour les dévorer plus facilement, pour ne pas avoir à les chasser... Si, si...  Même si cela paraît incroyable, c'est une vérité ; il les tient prisonniers toute leur maigre vie pour les manger au plus vite, au-delà du besoin naturel de nourriture pour survivre.

Et après ça, l'homme dit le loup méchant ! L'Esprit du Grand Loup ne sait quoi penser car lui aussi pense, autrement, différemment, mais il sait ce qu'il en est des choses de ce monde, il sait combien il fait partie d'un tout qu'il ne lui appartient pas de détruire pour sa seule et unique satisfaction... il sait ce que l'homme ignore, imbu de sa personne, à ses dépens, pourtant... mais là, c'est une autre histoire à écrire chaque jour, au plus vite...

Fran Nuda

Commentaires

  1. Merci Fran ... c’est malheureusemt la réalité que tu viens de décrire . Cette toile met mal à l’aise certaines personnes , peut être est ce dû à enfin une prise de conscience .
    L’animal le plus destructeur est bien l’homme et le plus con aussi puisqu’il se détruit lui même .
    Bises Fran

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bises Sylvie et merci d'avoir provoqué ce texte par ta toile si surprenante au vu des retours sur ton profil FB... Pour ma part, voilà ici ce qui m'a de suite sauté aux yeux...

      Supprimer
  2. Un texte tellement véridique qui nos porte à réfléchir.Il s'accorde bien avec la toile de Sylvie.

    RépondreSupprimer
  3. Finalement Sylvie pas besoin d'un psy mais d'une narratrice qui sait si bien faire parler ta toile!
    Toile surprenante mais vue en grand écran ,elle révèle des détails qui claquent et ouvrent les yeux; la vérité dérange souvent. Je vous suis entièrement sur ce débat, et surgissent en moi 2 lectures assez récentes, la première sur les arbres qui nous parlent et la seconde les animaux;
    matière à réfléchir pour les deux pour le bipède imbu de sa personne et destructeur, mais est-il simplement capable de réfléchir?
    Bravo les copines !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ah Nicole ta présence sur ce blog est un rayon de soleil qui réchauffe le cœur mais éclaire aussi l'esprit... qu'il est bon d'être entendu de là où l'on peint, de là où l'on écrit et de savoir combien ce retour de ta part est sincère...

      Supprimer
    2. Merci Fran! Sylvie et toi touchez une corde sensible avec cette toile et ce texte !
      Pas très présente en ce moment , family of course et grippe aoutienne (je n'avais pas encore expérimenté lol). Mais je suis toujours !!!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Pour vous aider à publier votre commentaire, voici la marche à suivre :
1) Écrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessus
2) Si vous avez un compte, vous pouvez vous identifier dans la liste déroulante Commentaire
Sinon, vous pouvez saisir votre nom ou pseudo par Nom/URL
3) Vous pouvez, en cliquant sur le lien S'abonner par e-mail, être assuré d'être avisé en cas d'une réponse
4) Cliquer sur Publier enfin.

Voilà : c&#39 est fait.
MERCI !

Posts les plus consultés de ce blog

L'inconnue au parapluie, A. Vignau,toile/ P. Bertoux, texte

Colores, Poesía de Federico García Lorca

A love story, tableau de Alex Platt, texte de Carmen Pennarun