Denis Mukwedge, prix Nobel de la paix, hommage

Ce sont toutes les  petites filles, les femmes violentées, humiliées, atrophiées sauvagement,  violées, parfois même à 6 mois qui sont, par ce prix,  quelque peu reconnues... le viol utilisé comme arme de guerre, comme ici au Congo mais hélas pas que là-bas,  est inadmissible et bien pourtant encore aujourd'hui une réalité insoutenable et  qui nous touche, tous...  à travers cet hommage rendu à cet homme,  recevant le prix Nobel de la Paix - enfin dirais-je - menacé de mort pour réparer les parties génitales de ces femmes congolaises détruites dans le "coeur" même du féminin qui donne la vie. Une honte humaine et un prix qui doit servir à supprimer ce massacre définitivement. Respect, Monsieur, pour nous montrer le chemin de l'humain  que nous devons tous emprunter.

Fran Nuda












Suite à  la diffusion de ce magnifique reportage de France 2, en 2014 : larmes de guerre, touchée au plus profond de moi, me sont venus ces mots, d'un seul jet comme un vomissement de l'insupportable dans le plus grand silence  de tous et même de toutes les Instances Internationales qui auraient le pouvoir de changer les choses.




Étendue là sur ce lit de fer
plongée dans un coma protecteur
ce corps massacré, mutilé à souhait
celui de quelques-uns, de leurs besoins
incessants de ruts divers et de vengeance
au rendez-vous de l'horreur
Adéla, au premier plan.
Être violée n'a pas suffi
entrée dans l'infini de l'indicible
barbarie possible, insatiable
la chair triturée, torturée
le cri sourd du corps qui
tombe, encore et encore.

Étendue là sur son lit de fer
Adéla, en attente d'un regard
Un autre homme désormais près d'elle
qui sait combien elle a souffert
il est seul dans ce monde pervers
qui vit tout à l'envers et laisse surtout faire.
On le congratule et le prime, ce brave homme
mais on ne veut point  répondre à sa demande :

Déclarer le viol qui sévit au Congo crime de guerre
Son cri reste inaudible par Les Grands de ce Monde
pour sauver Adéla et ses sœurs de misère
il faudrait plus qu’un cri, une écoute

pour qu'à leur tour, elles toutes, la vie,  elles goûtent...

Étendue là sur son lit de fer
doucement Adéla reprend vie.
Patiemment, dans l'ombre, un homme
la veille et la surveille, chevalier preux
il sait qu'elle est encore là, quelque part
et guette en elle le moindre signe de vie.
Il sait le prix de la semence et veille
attend celui de la sentence et prie
mais en écho, rien que du silence.
Petit à petit, dans l'ombre de PANZI
doucement, la vie, de nouveau, surgit
Long, le chemin à refaire pour se refaire
lourd, le poids du silence de tous ces gens

Saint, cet homme menacé pour prendre soin
De toutes ces femmes et enfants mutilés.


Fran Nuda


 Voir aussi :

 Sagesse et mémoire amérindiennes
 
 Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, Darina ...

 Main... tenant, together, video de Fran Nuda

 Les Oubliés, montage et haïsha de Fran Nuda

 En hommage à Israa Al_Ghomgham


 


Commentaires

  1. C'est très bien que cet homme ait eu le prix Nobel de la Paix ! Monsieur Denis Mukwedge est un combattant pour le respect des droits élémentaires des êtres humains notamment des femmes qui chaque minute dans le mondes sont voilées, torturées par des prédateurs en rut qui se prennent pour des êtres supérieurs 😈
    Ce prix Nobel montre qu'il y a encore des hommes bien dans ce monde ...
    Tes textes sont superbes de vérité et de simplicité Fran ;le récit d'Adela montre que l'espoir existe avec des Denis Mukwedge .
    Merci pour cet hommage qui va traverser le monde grâce au blog !!!

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    Réponses
    1. Merci Patricia, je prends le compliment ; ce n'est pas tous les jours😘

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