Suspension de Fran Nuda, Eliane

Voilà, tous les lundis, je vous offrirai un extrait de cet ouvrage publié il y a déjà quelques années, mais revu et corrigé sous désormais le titre SUSPENSION ; entre essai et pamphlet,  inspiré par des faits réels autour de moi et qui me tenait à coeur de mettre par écrit, comme un hymne à la femme ou plus exactement aux valeurs féminines dont on parle maintenant assez souvent et c'est une bonne chose. Toutefois, lorsque nous n'en parlerons plus peut-être cela signifiera-t-il que nous serons arrivés à créer un groupe d'humains sans différencier en droits et en égards selon le genre de chacun. Puissent nos descendants connaître ce temps... J'ai choisi pour cet extrait cette toile de mon amie artiste peintre, SYL à retrouver sur sa page pro FB en cliquant sous le lien de la toile.

Fran Nuda

 Toile de SYL PEINTRE

Eliane au pays des Hommes

Il était une fois une très jolie jeune femme qui ignorait qui elle était vraiment. Pour Eliane, aucune lumière, lovée au plus profond de son doute, elle se demandait : Suis-je jolie ?
Bien qu’elle se posât sans cesse la question, elle en fuyait les réponses. A quoi bon ? Qui pourrait s’intéresser à un laideron ? pensait-elle.
Des années passèrent, sans aucun intérêt particulier. Elle fit toutefois ce pour quoi toute jeune femme est programmée : elle eut un mari, puis des enfants. Un succès fulgurant au pays des mamans la projeta dans la lumière, elle devint alors rayonnante, lumineuse, pleine de bon sens, de présence et de séduction. La forme, sculptée au plus près de qui elle était, révélait la fragilité du fond. Des peurs inconnues en jaillissaient, sans prévenir, dans des rêves imprévus, révélateurs de souvenirs antiques et toxiques, dont Eliane prenait conscience sans pour autant tenter de les chasser, difficile de changer, d’évoluer. Quand, rien, de véritablement grave ne survient… A quoi bon tout bouleverser ?
D’autres regards se portaient sur Eliane, à son insu, parfois, et de plus en plus. Elle-même, d’ailleurs, portait un regard plus aimable, différent sur elle-même, allant même jusqu’à se trouver jolie, si, si, ça arrivait, parfois… Mais dès que les regards s’éloignaient trop d’elle, elle perdait pied et doutait du bien-fondé de tous ces compliments dont on l’assaillait, ces derniers temps.

Comment faire, jouer, risquer, se risquer, reculer, se laisser faire, oui, que faire ? Eliane entrait brutalement dans le monde des hommes attirés par sa séduction, réalisant par la même, combien maintenant elle plaisait, combien elle était jolie ; elle, avant si invisible, si absente, si taiseuse, riait, parlait, s’esclaffait, s’éclatait avec toujours le doute à portée de cœur, sans pour autant refuser d’avancer vers les étapes qu’il lui resterait à franchir pour guérir du mal être qui persistait à l’empaler, pour cheminer vers une nouvelle vie, moins absente à elle-même.

Eliane

Il fait beau, ce jour, à la terrasse du café mais Eliane est au dernier échelon de l’échelle de l’estime de soi la concernant. Désaccord éprouvant pour qui aime le beau temps ! L’air irrespirable des jours d’été continus sans pluie lui laisse un goût sec et amer au fond de la gorge.
Avoir quarante ans, et pourtant, vouloir mordre dans la vie, ou plutôt, dans sa vie, pour y retirer, d’un seul coup, tout ce qui ne convient plus à son état d’esprit, est en totale contradiction avec ce soleil éclatant, éclairant, qui n’en finit pas de la narguer, elle, plongée dans l’obscurité de son être, loin de tout éclairage sur le pourquoi et /ou le comment de tout ce fatras qui l’envahit, la laissant, submergée, noyée, asphyxiée.
La vie d’Eliane n’a jamais été particulièrement excitante sans pour autant être véritablement déplaisante… mais là, ça dépasse ses capacités d’adaptation : partir, rester, bouger, mourir, faire, défaire, pleurer, rire, changer, déchanter, casser, construire… liste interminable d’actions diverses qui la cloue littéralement dans l’immobilité la plus totale.
Alors, diable, que faire de cette galère ?
Naviguer à vue, rester sur la ligne droite, la ligne droite… de sa vie…  Eliane se sent vide d’aventures… elle ne sait plus si elle est toujours sur cette fameuse ligne de plus en plus amoindrie, tant elle n’en peut plus de cette mortelle randonnée au pays de rien.
Mais, de ce pays-là, elle en revient, de plus en plus, d’où, peut-être, ce goût amer et sec, malgré, pourtant, les compliments, les agréments divers, des uns et des autres … Clouée dans ce rôle mortifère envers la femme qu’elle eût pu ou dû être si… Tout est dans cette suspension en trois points de sa vie réelle…

Aujourd’hui, Eliane est amoureuse, elle vient de tomber amoureuse comme on tombe malade, sans l’avoir prévu. Un éveil du cœur auquel se joint un réveil du corps, le tout donnant un cocktail beaucoup trop explosif pour adopter, derechef, une attitude de circonstance.
Cette explosion des sens la bouscule, la bascule, la lacère, la prive de tout jugement raisonnable ; elle, qui n’était pourtant que raison, depuis tant d’années, se trouve prise en otage par les sentiments liés à cet  amour qui la submerge, l’engloutit, l’arrache sauvagement à ce quotidien paisible qui la maintenait légèrement endormie, mais pas trop, tout de même, car Eliane, en tant qu’épouse et mère, a des obligations incontournables, irrémédiables et palpables qui lui font garder les pieds sur terre, même au plus creux de la vague passionnelle dont elle est victime  mais consentante !
 A–comme Amour, Attention, faire attention…
Dans le tourment des sentiments, la lettre A s’impose la première, sans difficulté dans la mesure où cette place lui est le plus souvent acquise.
 « Fais attention ! » lui avait souvent été répété dans ses jeunes années, la vie ne lui apparaissant que parsemée de panneaux d’avertissement : Attention au travail, attention aux hommes, attention aux enfants, attention au danger que la vie semait continuellement. Alors Eliane a construit un mur solide entre le monde et elle, un mur avec une tour pour regarder tout de même ce monde et se réjouir chaque jour d’en être magnifiquement protégée.
C’est du haut de sa tour qu’un beau matin son regard croise celui qui ne fait pas encore vraiment partie de sa vie mais à qui elle voue, déjà, tout son être au point de n’être que cette flèche prête à se planter dans ce cœur étranger mais déjà tant aimé. La voici donc pleine d’attention envers ce regard aiguisant son cœur surchauffé par ce trop-plein de réserve accumulée durant toutes ces années au pays de rien.
Peut-être est-ce ce retour de saison favorable aux amours qui est à l’origine de la surchauffe d’Eliane ? Tout son corps crispé, s’élance dans un jet de flammes et retombe incandescent, quand la crise, enfin, s’achève, la laissant réduite en cendres, repliée dans sa vie de célibataire temporaire.

Oui, Eliane vient de s’octroyer cette vacance, dans sa fonction d’épouse et de mère parfaite, vacance dont, toutefois, elle ne peut jouir vraiment. Aucune loi n’autorise, à ce jour, une épouse et mère parfaite à se libérer ainsi de ses obligations familiales sans recevoir les foudres de l’enfer, songe-t-elle …
C’est bien l’enfer qu’Eliane vit tous ces jours de solitude voulue. C’est ainsi qu’elle se punit de s’accorder ce peu d’attention alors que l’auteur de ce feu, en elle, ne lui en porte aucune, depuis quelques jours, la laissant agoniser sans aucune manifestation de vie. Faire attention… Voilà ce dont elle souffre, d’un trop plein d’attention à ce qu’ils peuvent dire ou taire, se fustigeant elle-même, au moindre soupçon de reproche ou de critique.

B–comme Bonheur, Banalité, accepter la banalité du bonheur…

« J’ai senti le changement s’opérer… dès que j’ai arrêté de l’idéaliser, j’ai pu être moi-même et commencer avec lui une relation nouvelle où je me suis beaucoup plus dévoilée telle que je suis ; on s’est vu plus souvent, à chaque demande de ma part la réponse a été oui ; on a passé en cette fin juin des moments extra, pleins de complicité, de fou-rire etc. ; Je me rends compte qu’il s’intéresse beaucoup plus à moi qu’il ne veut bien le dire, qu’il remarque des choses que je ne soupçonne pas… »
Elle l’écrit si bien, ce bonheur éprouvé, que rien ne laisse soupçonner, à ce moment-ci de l’histoire, qu’éclatera, peu de temps après, l’éruption volcanique désastreuse qui va la laisser clouée au bûcher d’un amour pourtant encore virtuel, avec ce goût amer si connu d’Eliane, bien que ce type de réaction masculine soit très répandu, quand, subitement, l’homme, apeuré, se rend compte qu’il s’est laissé aller, en effet, à exprimer des sentiments, et qu’il court le plus grand danger, celui de… tomber amoureux ! Et il sait, lui, l’homme, combien cet état, perturbant, peut le rendre soudain fragile d’où son affolement et son silence, protecteur contre… contre quoi ?
« Encore une prise de tête à mon actif ! » pense -t-elle et nous confirmons.
I–comme Illusion, Impossibilité, impossibilité de sortir de l’illusion…
L’illusion et son courant dévastateur tel un torrent dont les eaux furieuses laissent l’esprit et le corps d’Eliane, noyés de chagrin, après le baptême du feu si éprouvant, pourtant, lui aussi, auparavant. Les sentiments exacerbés ne permettent aucune distance possible face aux évènements inexistants pour l’instant. En effet, les vacances s’éternisent, sans grand changement… toujours aucune vibration de sa part… à lui. La vie suspendue à ce fil illusoire, dérisoire, scie, net, le cœur d’Eliane. La plongée brutale du bonheur au malheur, puis, celle du malheur au bonheur, lui procure l’effet d’un aller-retour de… gifle sur chacune de ses joues !
C’est alors que le Bel Inconnu programme son retour réel dans la vie d’Eliane, ahurie et subjuguée. Présentant mille excuses, victime de ces maudites technologies : voilà, Monsieur n’est pas coupable, Monsieur est transi d’amour, Monsieur a moins peur, Monsieur voudrait voir Madame, Monsieur réveille sa libido et en a plein le dos de son célibat qui le met à plat. Le voilà qui se relève, se révèle et veille jusque tard dans la nuit pour rattraper ces points de suspension qui ont commencé à lui faire effet… Le voilà qui batifole, au son des touches de son portable, il se livre, se délivre, il vibre, toutes fibres sentimentales dehors, il va de l’avant, il attend, fiévreux, la réponse de l’amante… Il court après le temps pour effacer la distance qu’il a mise, pourtant, encore, entre elle et lui, car il est ailleurs, loin, à l’étranger, et ce n’est pas rien. Eh oui, l’illusion est tapie dans cette distance qui, inconsciemment, le protège de son excès de zèle amoureux. Mais, elle aussi, met son grain de sel, tous ses grains de sel qu’elle sème pour, justement, éviter cette réalité qui pourrait les décevoir, l’un et l’autre, chacun de leur côté.
Garder le pied marin sur cette embarcation douteuse de l’amour à deux pour ne pas tomber à la mer, à la moindre tempête, inévitable, dans une traversée d’amour au long cours.

M–comme Mer, Mère, jeter la mère à la mer…
L’érotisme de la femme enceinte, ventre en avant, cambrure accentuée et seins multipliés par 10… laisse aussi des points de suspension, pour certains, ou des points d’interrogation, pour d’autres, mais à coup sûr, une mise au point s’impose, de toute façon.
Derrière le sentiment amoureux d’une femme se cache, la plupart du temps, un désir d’enfant, qui est largement comblé quand celle-ci voit cet amant merveilleux devenir très vite lui-même « son bébé », avant même la naissance de celui rêvé et conçu avec lui. Elle devient donc l’indispensable faire valoir de son homme qu’elle comble de toutes ces attentions…
« Sainte Marie de la Mère » - ainsi se nomme, elle-même, Eliane, au meilleur de sa forme -, franchit toutes les étapes de cet état idyllique de la réussite de son couple mais aussi et surtout de sa vie familiale, ayant, pour ce faire, sacrifié tout le reste c’est-à-dire tous ses rêves de femme autres que celui d’être mère.
 « Sainte Marie de la Mère » décide donc, aujourd’hui, là, tout de suite, de faire une crise de… mère… Alitée, exténuée, barbouillée, claustrée, figée, affligée, défrisée, démoralisée, dévitalisée, cela fait bientôt vingt ans qu’elle s’est perdue elle ne sait où, au pays de nulle part, et elle n’en peut plus ! Elle fait sa crise, dans la surprise générale des charmants bambins plutôt grands maintenant, et de celle, évidemment, de son mari. Elle verse toutes les larmes de son corps, son cœur bat trop fort, soulevant cette poitrine devenue inutile faute d’admirateurs et de mains caressantes… Elle pleure sa jeunesse envolée…
Et, dans l’immensité de la mer, sur les flots tumultueux de l’amour où, désormais, elle navigue, elle se dresse de tout son corps, de nouveau en vie, jette par-dessus bord mari et enfants, le temps d’une traversée en solitaire vers une destination inconnue mais si excitante que pour rien au monde, Eliane sacrifierait ce sentiment retrouvé et multiplié par 10, les seins gonflés d’un nouveau désir, le fessier galbé, le ventre rentré et les années effacées sur l’ardoise du temps.
Sous la tempête émotionnelle de force 8, l’idée de jeter la mère par-dessus bord, s’impose, de plus en plus, en elle, surtout lorsqu’elle entend le doux vibrato du nouveau texto de son hidalgo qui, enfin, se jette à l’eau, pour elle… enfin presque !
E–comme Expérience, Extase, faire l’expérience de l’extase…
Toute liaison réelle reste suspendue aux hésitations de l’un et au désespoir de l’autre. Eliane fait son entrée au pays des hommes où les règles du jeu ne sont pas très claires, surtout quand l’homme fuit ses sentiments naissants et bien encombrants.
Elle fait la douloureuse expérience du pire, du rêve ouvert à tous les excès envisageables de son imaginaire débridé, chevauchant sans vergogne les possibles d’un destin inexistant mais persistant. Le moindre petit signe de lui provoque en elle des tonnes d’extase incontrôlée qui la perturbe. Jamais encore, dans sa vie, elle n’a, à ce point, été saisie par la force incommensurable du désir qui envahit tout son être autrefois tourné plutôt vers la raison.
Mais l’extase d’Eliane reste le plus souvent solitaire… elle fait la douloureuse expérience de la solitude à deux, entrecoupée de moments intenses d’un désir partagé en pointillé, distillé au compte-gouttes, qui, toutefois, noie son être dans les méandres d’un amour vécu encore impossible… Improbable corps à corps qui l’eût pourtant transportée vers l’extase la plus divine qui, à ce jour, lui est interdite … mais qui ne saurait tarder… pense-t-elle de plus en plus, malgré les difficultés toujours présentes entre eux.
Attention au Bonheur Illusoire d’une Mère en Extase…
« Bien malin celui qui peut dire comment cela va finir ! », s’exclame-t-elle, ignorante, elle aussi, de l’avenir de ce lien toujours pas concrétisé.

Fran Nuda, SUSPENSION, Eliane

Commentaires

  1. Ouf..... long mais bon!!! Un récit sensuel, émouvant aussi, décoiffant et dérangeant... ? Superbe en tous cas... cette femme peut être moi, toi, nous.... et le portrait de Sylvie... magique ! Merci Fran pour ce moment ! ����

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    1. Oui ce que tu dis est tout à fait exact... Eliane est un peu de nous toutes à des degrés divers car il est clair que chaque femme est UNIQUE... ;)

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  2. I , comme Incroyable... quelle femme d’un certain âge , avec une vie avant , celle de l’instant et celle qu’il reste à venir oui qu’il reste , ne se reconnaît pas dans ce texte .
    M, comme Merci Fràn , pas seulement pour cette ancienne toile que tu mets à l’honneur , mais pour la femme .
    P, comme pause , on prend la pose , on réfléchit . On est belle dedans, on est belle dehors ... on a assez donné , il est temps de prendre un peu .
    A, comme amie qui nous fait nous analyser
    F, comme Fràn qui est cette amie 😘

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  3. Un récit où on peut se reconnaître à certains moments et comme toi seule peut l'écrire en t'inspirant de cette toile de Sylvie. Merci Fran.

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    1. Merci Patsy. Non, par contre, ce texte a été écrit indépendamment car extrait de ce livre que je vous offre tous les lundis et en entier. Je suis allée puiser dans les portraits magnifiques et expressifs de Sylvie pour l'illustrer...

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  4. Superbe le tableau de Syl !
    Waouh je viens de lire cette histoire d'Eliane, ton texte est fort, puissant, d'une remarquable justesse sur la connaissance de ces expériences que nous faisons toutes plus ou moins. Dans plusieurs paragraphes je me suis retrouvée...(Sauf le mariage et les enfants que je n'ai pas). Attendre à tout prix un texto, y croire, culpabiliser, puis se dire que oui pourquoi pas...Je le mérite, et se rendre compte qu'en virtuel l'homme ne craint rien et surtout ne s'engage pas plus qu'un désir sexuel, par soi disant peur de tomber amoureux... fadaises !
    Sublime texte Fran que je relirai, pour m'en imprégner vraiment. Bravo à toi pour cet écrit qui me touche beaucoup par toute la sincérité et le coeur que tu y a mis. Merci Fran.

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    1. Merci Patricia... tu as toute la semaine pour le lire et relire. Plusieurs portraits de femme constitue cet ouvrage qui date mais qui n'a jamais été autant d'actualité pour autant...

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    2. Merci bcp Pat et merci à vous l’inconnu .
      Amitiés

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    3. Merci je prends le compliment, ce n'est pas tous les jours😂. Et je trouve aussi qu'Eliane a trouvé sa forme avec ce magnifique portrait de Sylvie. J'ai beaucoup de chance d'avoir son feu vert.

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  5. Quel succès au vue de tous ces commentaires ! Je découvre ton texte magnifiquement illustré par la toile de Sylvie. Texte où chacune d'entre nous peut se reconnaître, le fil d'une vie de femme somme toute bien ordinaire. Ah qu'il est long à trouver le petit équilibre, la paix intérieure et si vite perturbé par la braise qui couve toujours !

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    1. Comme d’habitude nous avons ressenti à la lecture de ce texte les mêmes sentiments sœurette 😘

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    2. Merci Nicole d'avoir trouvé le temps de le lire car oui il est long très long et tu étais en famille... Je suis si heureuse de toute cette résonance car c'est ma motivation première : rendre compte de la vie, des gens et révéler combien malgré nos différences nous nous ressemblons aussi.

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  6. Bon si un mec peu aussi dire un mot, je chicane... Moins concerné mais très belle écriture c'est point pour me déplaire ! Le tableau de Syl si colle bien !

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  7. J ai tout lu ..., et j attend la suite !!!
    Le portrait de Sylvie est idéal pour provoquer tout ce questionnement qui bouillonne dans la tête d’Eliane ....
    On s y retrouve toutes un peu ... ou beaucoup.... la femme qui s oublie, la femme qui priorise ses enfants et même son conjoint.... la femme qui s interdit presque de rêver puis qui ose.... le lâcher prise, la déception, la peur, le bonheur.....Quel long chemin vers l épanouissement !!
    Extra Fran !!

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    1. Belle surprise que celle de te lire ici... Merci d'attendre la suite et ce sera lundi prochain.... Moins longs les prochains textes et il y en aura sept.

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  8. je viens de lire ton écrit que j ai lu avec beaucoup d attention ,car tu as su décrire tellement bien cette femme qui ai chacune d entre nous avec la résonance et l élégance des mots qui t appartiennent si bien ...avec le doigté que l on te connais tu as rajouté la toile de Sylvie qui est vraiment un petit "bijou" de réalité...
    merci à toutes les deux

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    1. Merci Lyly. Je t'avais quelque peu reconnue sous le précédent " inconnu" mais le doute aussi bien sûr que tu lèves ici. Je vais donc supprimer ce qui doit l'être car doublon voire triplette.

      Merci ma Lyly et je orends le compliment bien sûr car je te sais sincère et lectrice assidue.😍

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  9. Marie-Hélène BLONDEL27 mars 2019 à 16:42

    Enfin eu le temps de lire ce texte... et quel texte.... !!!!! .... nous sommes uniques mais pourtant si semblables dans nos doutes, nos certitudes, nos forces et nos faiblesses.... merci Fran pour ce beau portrait. Et le tableaux de Sylvie fait en effet une bien belle Eliane :)

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