Hommage à toi, Manu Dibango... RIP...

En larmes... triste... tant ce musicien à travers sa musique a bercé de si nombreux moments de joie, de danse, pendant tant d'années et sa musique, certes, va rester... mais il dégageait une telle et si belle humanité, en plus... j'ai eu la chance de le voir au RENDEZ-VOUS de L'ERDRE, magistral de par la taille, le talent et la simplicité... Un pan de moi part avec lui... Mon fils Kevin a fait du saxo pendant plusieurs années de mon fait,le voulant à l'image de  ce grand saxophoniste... Camourounais qui plus est comme une part de mes deux derniers enfants... les trois ont grandi au son de Manu... entre autres... voilà, nous sommes si nombreux à être tristes non seulement de sa perte, mais aussi de le voir partir ainsi, sans hommage national, voire international, à cause de cette maladie qui l'a emportée et nous tient confinés de par le monde.  Ce n'est vraiment pas juste, mais ainsi va la vie, au temps de Covid-19... triste et en larmes... mais la musique est toujours là et pour ça, merci, monsieur Manu Dibango. Avec nous, ailleurs, toujours...et dans nos coeurs... Soul Makossa !

Fran Nuda


                                  


 Extrait de l'article de FRANCE INFO CULTURE : AFRIQUE, publié le 14/03/2020


Le "Papy Groove" était âgé de 86 ans. Il est mort mardi 24 mars des suites du Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus.

Arrivé à Marseille en 1949 alors qu'il était adolescent, fait Chevalier de la Légion d'honneur en 2010, l'artiste camerounais était encore en pleine forme et en tournée l'an passé pour ses 60 ans de carrière avec son Safari Symphonique mêlant jazz et musique classique, un programme dont il nous avait parlé en juillet 2019 avec sa bonne humeur et son dynamisme inaltérables. Manu Dibango était un géant par sa taille et son talent, mais aussi par sa gentillesse et son enthousiasme communicatif.


Le 18 mars, la contamination de l'artiste avait été annoncée sur sa page Facebook. Mais ce communiqué nous donnait alors l'espoir que le solide colosse, qui avait traversé plus de 86 années de vie terrestre en conservant cette pêche inoxydable, surmonterait ce terrible coup dur. Cela n'aura pas été le cas. À cause des règles du confinement, "les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible", précise la famille dans son communiqué.

Géant de la musique africaine, Manu Dibango est la première personnalité à avoir succombé au Covid-19 en France.Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, de son vrai nom Emmanuel N'Djoké Dibango, tout au long d'une longue et dense carrière, Manu Dibango a traîné sa haute silhouette et son large sourire reconnaissables entre mille sur les cinq continents. C'est en Europe qu'il a posé ses valises, s'installant en France à partir de 1949.

Sans frontières 

Activiste de l'abolition des frontières entre les genres musicaux, il a abordé de multiples styles, collaboré avec de grands musiciens africains comme Youssou N'Dour et Angélique Kidjo, des rock stars comme Peter Gabriel et Sting, des chanteurs français comme Serge Gainsbourg, Nino Ferrer ou Dick Rivers, des musiciens classiques, et, bien sûr, des gens du jazz comme Herbie Hancock, Bill Laswell ou, en France, le bassiste Jérôme Regard et le tubiste Didier Havet. En 2007, il a rendu un hommage discographique au saxophoniste américain Sidney Bechet qui, comme lui, s'était établi en France. C'est auprès de son ami Francis Bebey, musicien et écrivain camerounais, que Manu Dibango avait découvert le jazz dans les années 50.

Il inspire Michael Jackson, puis Rihanna... 

L'un de ses grands tubes, l'irrésistible Soul Makossa, inspiré d'un rythme du mouvement éponyme, sorti en 1972, a séduit un certain Michael Jackson qui l'a clairement cité à la toute fin de son électrisant Wanna Be Startin' Somethin', sans le créditer dans Thriller (1982) son album au triomphe planétaire. Un procès et un accord financier suivront. Rebelote quelques années plus tard avec la chanteuse Rihanna dans son titre Don't Stop the Music (2007) qui samplait Wanna Be Startin' Somethin', et par conséquent, Soul Makossa...

Le monde de la musique exprime sa tristesse

Les réactions ont afflué dans la matinée de mardi après l'annonce de la disparition de Manu Dibango, émanant des musiciens du monde entier et des protagonistes de la world music et de la culture en général.

Franck Riester, ministre de la Culture, a rendu hommage à Manu Dibango sur Twitter : "Le monde de la musique perd l'une de ses légendes. La générosité et le talent de Manu Dibango ne connaissaient pas de frontières. Chaque fois qu'il montait sur scène, il se donnait sans retenue à son public pour le faire vibrer d'émotion. Je pense à sa famille et à ses proches."

Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a exprimé sa peine sur Twitter : "OH NON PAS TOI MANU DIBANGO. J'ai pas les mots pour traduire toute ma tristesse. Tu as été un grand frère, une fierté pour le Cameroun et pour l'Afrique toute entière. Une immense perte ! RIP le Roi de la Makossa et Génie (du) Saxo."

Avec une émouvante vidéo personnelle à l'appui, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a également exprimé son admiration et sa tristesse sur Twitter : "Cher Manu Dibango, tu as toujours été là pour moi depuis mes débuts à Paris, jusqu'à ces répétitions il y a deux mois. Tu es le géant de la musique africaine et un être humain magnifique."

Martin Meissonnier, DJ et producteur historique des musiques du monde, a confié à l'AFP : "C'est une perte énorme, ce n'est pas facile de parler... Son héritage, immense, va rester, sa créativité était géniale, il faisait danser les gens, avec une efficacité redoutable. Je suis anéanti par son décès. La première fois que je l'ai vu, j'avais 14-15, j'étais fan. Depuis on est restés amis. C'est lui qui, plus tard, m'avait fait entrer au magazine Afro-Music. Et depuis que j'ai été amené à produire des disques, il n'a cessé de me donner des bons conseils. Il n'était pas snob, il était l'ennemi du snob. Contrairement à ceux qui l'ont méprisé, qui ne comprenaient pas ce qu'il faisait. Il rendait les gens heureux. Il était toujours partant, dès qu'il y avait un truc où il pouvait souffler (dans son saxo), il y allait."

Commentaires

  1. Tes mots sont beaux Fran et les témoignages de chanteurs aux sons divers mais la musique est universelle sont tous des hommages qui témoignent de la gentillesse de la simplicité et de la musique toujours liée à la vie de Manu DIBANGO.
    Un chanteur que je connais depuis mes 20 ans un homme droit qui n'aura même pas un hommage digne de ce qu'il fut ! Il nous reste sa musique et comme le dis si bien Lavilliers qui a joué avec lui " LA MUSIQUE EST UN CRI QUI VIENT DE L'INTÉRIEUR "
    Un grand merci Fran d'avoir fait un simple hommage si prenant et émouvant RIP MONSIEUR MANU DIBANGO 😢💜

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  2. A la lecture de ton texte, je peux comprendre ton immense tristesse, Manu etait plus qu'un musicien pour toi, il faisait partie de ta vie, de ton histoire.Tu lui rends un bel hommage. Merci Fran

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    1. Merci Joëlle de ton attention... Oui, le corps a exprimé sa peine.

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  3. Très bel hommage à ce grand musicien.

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  4. Oui c’est triste de perdre une si belle personne au combien si douée ...
    il nous restera sa musique , son âme est dedans .
    Merci Fràn pour cet hommage .

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    1. Oui je le pense aussi car nous allons avoir cruellement besoin de belles personnes partout dans le monde pour nous relever au mieux de la situation actuelle sinon... Merci Sylvie.

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  5. Un bien bel hommage que tu lui rends, et à te lire je comprends ta tristesse. Il vit éternellement dans sa musique qu'il nous laisse

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    1. Oui c'est le propre des artistes et en ce moment on voit combien petits et grands dans l'Art nous sont nécessaires. Merci Nicole.

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