Le doux désir du Deux : L'engagement, La tendresse, F. Nuda, HOPPER, Two comedians

Le doux désir du Deux... L'engagement, La tendresse... voici les deux piliers du Deux sur la durée dans la qualité du lien. Alors il m'a semblé possible de mettre ce tableau de HOPPER qui, aux visages, laissent entendre qu'il s'agit de lui et de sa femme, ce qui m'a paru coller, je dirais, avec l'idée de l'engagement et de la tendresse, côte à côte... mon interprétation, certes, mais tout tableau appartient à celle ou celui qui le regarde, quelque part... nous arrivons bientôt à la fin de cet essai, lisible différemment au fil des ans,car le parcours du Deux reste aussi hasardeux et cahoteux que délicieux et luxueux. Belle route à vous sur le chemin engagé de la tendresse.

Fran Nuda

Two comedians Edward Hopper, 1965
Huile sur toile. 73,7 x 101,6
Collection Sinatra

L'engagement

  Il est ce vœu pieux qu'on se fait, le plus souvent, mutuellement, quand la relation s'installe confortablement. Il est cette sécurité, cette assurance qui protège des aléas violents de la vie. Il est cette obligation qu'on s'impose ou qu'on impose, pour peu qu'on ait la foi, ou pas ; l'engagement sera manifeste au nom de Dieu. L'amour devient cet absolu qui soude la vie de deux êtres, avec ou pas, consentement partagé.

Un programme d'enfer au nom du paradis perdu !

Il est des piétés incompatibles qui se piétinent, jusqu'à bafouer l'essence même de l'être ou du Deux respectueux. L'attrait du ciel pour un enfant de la lune, n'a rien d'exceptionnel quand Jésus, lui, dut inventer Dieu le père, pour se couper de ses semblables, dans un excès de zèle incontrôlé qui lui valut le succès qu'on lui connaît.
Un peu d'humour devient nécessaire quand la religion s'en mêle.

Une rumeur indissoluble qui court toujours !

Le rire du Bouddha contemplatif, replet du retrait assumé de son humanité réalisée. Il y a en chaque être un possible bouddhique, partie d'un tout séparé, jeu de piste inextricable dont il faudra trouver l'issue, pour ne pas passer pour une illusion de l'esprit de n'importe qui. Figurer, ainsi, le besoin de sainteté du Deux, l'occire au firmament de l'éternité, cloué, comme Jésus, sur la croix de ses illusions perdues.

La réalité, par la fiction, se laisse conter fleurette !

Entre le rire de Bouddha, le chemin de croix de Jésus et les exigences d'Allah,  comment ne pas se tourner vers ce Dieu blagueur qui semble avoir trouvé le bonheur que le Deux recherche ? Comment ne pas se poser de questions sur la nécessité de l'illusion majeure, qui mène par le bout du nez les trois-quarts de l'humanité, sans les contrarier ? Comment ne pas y voir la plus répandue des arnaques ?
              
La tendresse     

Peut-il y avoir du Deux là où la tendresse fait défaut ? Tant de tendresse à partager quand le rire sonne fort, quand les mots se font doux, quand le regard illumine une tristesse passagère, quand les bras se font rempart, quand l'esprit se fait serein de savoir l'autre présent, chaque jour, à ses côtés ? Qui d'autre que la tendresse peut, à ce point, combler le vide du cœur quand les idées se font sombres ?

La douceur de la tendresse partagée !

Ce que le désir même assouvi ne peut atteindre, la tendresse l'offre sans attente de retour. Un va-et-vient multiple qui se nourrit d'abondance de petites riens quotidiens où germe un sentiment de liberté aussi léger que l'air ambiant qui règne au pays de la tendresse. Ne pas craindre l'expansion de ses intentions ni sa démonstration dans la relation. Se laisser aller, s'initier à ce doux et tendre sentiment...

La couleur  de la paix du cœur !

Lutter contre les tentations de ne pas recevoir ce don du cœur, au nom d'exactions passées, sans avoir su les dépasser, pour se livrer à ce qui prendrait soin du chagrin incessant quand, enfant, il a manqué ce temps nécessaire pour entrer de plain-pied dans la confiance en l'autre. Fuir le ressentiment qui voudrait faire croire l'impossibilité de rattraper le temps perdu.

S'armer sans cesse de tendresses diverses !

Porter son regard vers le dérisoire de ce lien, qui fait fondre l'univers glacé des contrées lointaines, trop enfouies pour s'en souvenir. Encourager la chaleur d'un soleil porteur de fruits savoureux qui embaument les baisers que le Deux, encore, partage, dans le respect du temps qui passe. La lumière éclaire le regard de l'un et de l'autre quand la tendresse est au rendez-vous du Deux. 
















Commentaires

  1. La tendresse..... comme j aime ce mot!!!!
    « La tendresse, c est ce qui reste de l amour derrière les barrières que le temps dresse » c est ce que dit Grand corps malade dans une de ses chansons.

    RépondreSupprimer
  2. Oui tout à fait d’accord avec Martine , la tendresse , c’est ce qui reste après l’amour .... quand tout se passe bien et que le couple a passe les étapes colère, jalousie , et même dégoût , ils ont tant partagé , le passé laisse des traces autant ne garder que les bonnes .
    Bisous Fràn

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Sylvie, la tendresse, oui, même au-delà du Deux...

      Supprimer
  3. OK avec les cops. Douce tendresse, qu'il est bon de la partager. Mais à mon avis amour et tendresse vont de pair, c'est la passion qui est destructrice et s'éteint aussi vite qu'elle s'allume

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Nicole. La passion n'est que souffrance recherchée ou inconsciente quand il s'agit du Deux, je trouve aussi.😘😊

      Supprimer
  4. Oui après un amour de plusieurs années la tendresse prends naissance par des marques d affection appuyées de gentillesse de douceur d attention de respect un autre sentiment d aimer...
    Marwychkka lyly❤️

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Pour vous aider à publier votre commentaire, voici la marche à suivre :
1) Écrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessus
2) Si vous avez un compte, vous pouvez vous identifier dans la liste déroulante Commentaire
Sinon, vous pouvez saisir votre nom ou pseudo par Nom/URL
3) Vous pouvez, en cliquant sur le lien S'abonner par e-mail, être assuré d'être avisé en cas d'une réponse
4) Cliquer sur Publier enfin.

Voilà : c&#39 est fait.
MERCI !

Posts les plus consultés de ce blog

Colores, Poesía de Federico García Lorca

Un instant seulement, Snowy, Y. Brun, A. Vignau, L.Quiroga