To Be or Not To Be, Hamlet, Abia Dasein, poèmes et vidéo

Déjà présente sur ce blog mais aujourd'hui c'est une vidéo qu'elle nous donne à voir et à entendre ; un extrait de Hamlet de Shakespeare, To Be or Not to Be, that's the question... éternelle question pour une vie humaine éphémère. J'ai beaucoup apprécié le dire et la mise en scène de Abia qui a décidément bien des atouts artistiques en plus d'une belle maîtrise de l'anglais ; meilleure que la mienne d'où cette traduction jointe pour ceux qui seraient dans le même cas que moi. J'y joins deux poèmes écrits par notre artiste et que j'ai choisis. Par ailleurs, elle co-gère une revue de poésie nantaise  gratuite " L'insolite " ouverte à tous les poètes de Loire-Atlantique, participe à de nombreuses scènes de slam sur Nantes ; elle est aussi professeure d'anglais, écrit des haïkus et autres poèmes aussi bien en anglais qu'en français. 

Fran Nuda



HAMLET. – Être
Ou ne pas être, cela est la question.
Est-il plus noble pour l'esprit de souffrir
Les traits et les flèches d'une outrageante fortune ;
Ou de prendre les armes contre une mer de tourments ;
Et en les affrontant en finir avec tout ça.
Mourir,
Dormir rien de plus, et en dormant dire en finir avec
Le mal du cœur et les milliers de plaies
Dont cette chair souffre. C'est le dénouement
Ardemment souhaitée. Mourir, dormir,
Dormir; par chance rêver, mais quelle chance ?
Car dans ce sommeil de la mort 
Quand nous nous dépouillons de notre mortelle défroque.
Quels rêves pourraient venir nous accorder une trêve.
C'est le respect
Qui fait une calamité d'une si longue vie.
Car qui supporterait les lacérations et outrages du temps,
L'injure de l'oppresseur, le dédain des prétentieux,
Les tourments de l'amour éconduit, les délais de la justice,
L'insolence des officiels, le mépris
Que le méritant reçoit de l'indigne,
Quand il peut lui-même se donner la mort, en finir 
D'un coup de lame ? Qui porterait ces fardeaux,
Grogner et suer sous une vie exténuante ?
Mais c’est la terreur
De quelque chose après la mort
La terre inconnue dont personne ne revient, qui réduit en pièces la volonté,
Et nous fait plutôt supporter nos maux familiers
Que nous envoler vers d'autres qui nous sont inconnus.
Ainsi la conscience
Fait de nous tous des lâches ;
Et ainsi les couleurs vives de nos résolutions
Blêmissent à la pâleur mortuaire de nos pensées,
Et de par cette considération, les plus ardentes entreprises
Se détournent de leur cours,
Et perdent le nom d'action - calme-toi maintenant !
Voici la douce Ophélie ! Nymphe, dans tes oraisons
Souviens-toi de tous mes péchés.



  Sur ce blog, à propos de Abia Dasein :

Main... tenant, together, video de Fran Nuda

 Main... tenue, In Flight, vidéo de Fran Nuda

 A love story, tableau de Alex Platt, texte de Carm..

 Crying, Un cri, Abia Dasein

 







Liens pour en savoir plus sur Abia Dasein :

https://www.facebook.com/abia.dasein.poesie/

Mobilis Pays de Loire

Commentaires

  1. Toute la tragédie en quelques vers... Abia trace son chemin d'une poésie originale et profondément ancrée dans sa vie, je l'ai croisée quelquefois.

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    Réponses
    1. Oui... nous sommes 2 à l'avoir croisée et parfois, il suffit de peu pour saisir l'essentiel... Merci Pierre-Olivier d' en témoigner ici.

      Supprimer
  2. Merci beaucoup Fran pour cette exposition et Pierre-Olivier pour ce chaleureux commentaire! A très bientôt!

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  3. Merci Fran de nous partager cette belle poésie de Abia.

    RépondreSupprimer

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